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VENTE DE SEL DE GUERANDE

 

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    (Françoise et Lionel CHARTEAU)

12, Kercadoué

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 Tel: 06 75 43 06 31
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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 18:11
Coucou, me revoilou!

Après une trop longue interruption des activités de ce blog, dûes à des souciss informatiques, reprenons le fil de la vie des marais salants.
Cette fois ça y est, la saison est "morte" pour de bon.
Le sel est tout rentré, et le matèriel est à l'abri.
Avant de reprendre les activités d'hiver, dans quelques jours, j'ai le temps d'alimenter à nouveau une de mes rubriques préfèrées, celle des "bestioles".
J'ai choisi de commencer par un qui "n'est pas de chez nous":

L'IBIS SACRE

IBIS SACRE

Comme vous le voyez, il n'est pas près de remporter le premier prix de beauté chez les oiseaux.

Mais ce n'est pas tout!
Car en plus d'être moche, et ce n'est pas peu dire, il a tout pour déplaire.
Mais ne l'accablons pas trop vite, car la bêtise humaine est la première raison de sa présence chez nous.
Eh oui, vous vous en seriez douté, mais l'ibis sacré n'est pas de chez nous. Il nous vient d'Afrique  du Nord, et n'a rien à faire là, à l'origine.
C'est donc une espèce "exogène", tout comme le lapin en Australie, ou le rat aux Galapagos (j'ai vu ça à Thalassa).
La bêtise humaine n'a pas de limite, me direz vous, mais là le pire c'est que l'ibis nous a été ramené par un parc zoologique!!
Remarquez, on pourrait se dire "chouette, un oiseau de plus, pourquoi pas", mais c'est sans compter sur les dégats que fait subir cet oiseau à l'environnement.
D'abord, regardez le gambader dans les bassins:

Eh oui, avec ses grosses pattes, je ne vous dis pas les marques qu'il laisse.
Mais ce n'est pas tout.
Car une grosse bête comme ça, il faut bien que ça mange, et c'est là que ça se complique.
Car déjà qu'avec les oiseaux de chez nous qui sont protègés, on n'arrive plus à avoir d'anguilles (à noter que les braconniers de civelle n'arrangent rien), quand celui là s'y met, ça n'arrange rien.
Mais attendez, ce n'est pas tout, car cette saloperie se nourrit aussi des oeufs des autres oiseaux au printemps.
Donc comme vous le voyez, cet animal est vraiment charmant.
Mais on devrait bientot être sauvés, car l'INRA vient de faire une étude sur le sujet. (en mars 2005).
Mais bon, ils ont fait une étude pour savoir la perception que les gens ont de l'ibis sacré.
Et sur 71 personnes interrogées, on trouve 8 élus,6 naturalistes, 23 touristes, et seulement 8 paludiers et un ostréiculteur!!
Vous pensez bien que les touristes ne sont pas dérangés par la bête, les élus, je ne vous en parle pas, quant aux ornithologues, on nous dit qu'ils sont coincés, car l'éradication des oiseaux n'est pas dans leur nature!!
L'étude nous annonce aussi que la solution de l'éradication est la solution la plus couteuse, alors je vous laisse deviner quelle solution l'Etat va choisir, entre laisser faire, cequi ne coute rien et plait aux touristes, et éradiquer l'espèce, solution coûteuse, et qui finalement ne soulagera que quelques paludiers et pêcheurs.
Quand on voit que les cormorans sont encore au centre des débats entre pisciculteurs et naturalistes, on n'est pas près d'ête sauvés.
Allez, une dernière photo, pour nous rappeler qu'on n'est pas à la veille d'être débarassés:
IBIS SACRE DANS LES MARAIS SALANTS


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Published by Lionel - dans Les bestioles
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commentaires

CPIB 06/05/2008 22:08

Bonjour,


Veuillez trouver ci-après des informations du Collectif pour la Protection de l’Ibis sacré de Bretagne : http://ibisdebretagne.bloguez.com/
Le massacre de l’ibis sacré a repris après une éradication partielle dans le plus grand secret.
La totalité des arguments actuellement diffusés justifiant l’éradication de l’ibis sacré est fausse. Nous vous invitons à visiter notre blog où vous trouverez de nombreuses réponses aux positions entendues.
L’ibis sacré n’est pas une espèce invasive, aucun cas de prédation n’est démontré, l’espèce est protégée par la Convention de Berne, des spécialistes de la communauté scientifique soutiennent notre collectif, il n’y a pas eu de nouveau comptage de l’ibis (le chiffre de 5000 est arbitraire), la destruction par tirs des ibis en période de nidification est catastrophique pour toutes les espèces protégées (ramassage des cadavres, bruits, propagation de maladies dues à la décomposition des corps non ramassés, déplacement sur les zones humides des agents de l’ONCF...), le ministère et les préfectures ne devaient plus prendre un tel arrêté, cette décision est illégale, des tirs avant arrêté ont bien eu lieu, etc. La liste est longue !
Nous invitions tout un chacun, associations, collectifs, organisations, presse à rétablir la vérité. D’autres intérêts moins avouables motivent ces choix radicaux, notamment du côté des naturalistes (subventions ?). L’ "étranger" est le coupable idéal une fois encore.
Pour le collectif, les porte-parole,
Varban Christov ; Bertrand Deléon.
http://ibisdebretagne.bloguez.com/


Brad 27/02/2007 23:23


L’ibis, c’est sacré !

Le préfet de Loire-Atlantique vient de prendre l’horrifiante décision
d’éradiquer l’ibis sacré, vivant en Bretagne depuis 1975. Il est possible
que cette décision soit étendue à d’autres départements. La méthode
préconisée dans un rapport de l’Office National pour la Chasse et la
Faune Sauvage (l’ONCFS) sera mise en pratique le 15 mars prochain. Il
s’agit de « mêler le tir au fusil lors des passées vers le dortoir, tir à la
carabine (tir précis et donc sélectif ; avec modérateur de son, petit
calibre et charge réduite) sur dortoir et carabine plus puissante (type 222
quand tir fichant possible) sur certains dortoirs et bandes d’ibis au sol. »
Un faisceau d’intérêts communs entre associations de chasseurs et
écologistes compromis apparaît clairement et motive le choix arbitraire
de la préfecture. En effet, le rapport de l’ONCFS révèle que :

 Les chasseurs sont tous opposés à la présence de l’ibis alors que
scientifiques et naturalistes restent nuancés. Les professionnels de la
mer et agriculteurs sont quant à eux peu ou pas dérangés par la
présence de l’oiseau. L’opinion publique représentée par les
promeneurs est favorable à 91,3 % à la présence de l’ibis dans nos
zones humides. Cette décision est donc aussi irrationnelle
qu’impopulaire.



 La fréquentation des décharges d’ordures ménagères à ciel ouvert
par les ibis permet la survie de l’espèce lors des vagues de froid.
C’est cette nourriture artificielle très disponible qui explique largement
l’explosion démographique du goéland argenté (Cadiou et al. 2002).


Et donc, c’est encore l’étranger ibis responsable de nos
malheurs…

 Le rapport stipule que « Les spatules et autres échassiers n’ont pas
attendu la présence des ibis pour s’installer, voire prospérer, dans les
zones humides de l’ouest de la France. » L’ibis doit donc être
l’unique coupable. Allez comprendre !



 On peut aussi y lire : « Le caractère même de l’oiseau, qui est bien
reconnaissable (forme du bec) et bien visible (blanc, assez gros), a
fait suggérer à plusieurs personnes que les chasseurs pourraient être
investis de la mission de régulation de l’espèce, par exemple tir à la
passée ou dans les champs. Selon certaines personnes interrogées,
cela leur permettrait d’améliorer leur image tout en travaillant en
partenariat. » …preuve de cette étrange coalition politique.


 « La famille des Threskiornidés (à laquelle l’ibis fait partie) est
particulièrement sensible aux persécutions et aux dégradations des
milieux que ces espèces exploitent. » La logique voudrait donc
qu’on le laisse en paix au vu de la diminution significative des
zones humides.



 « Il se nourrit essentiellement en groupe, souvent en compagnie
d’autres espèces comme des cigognes, des spatules et des aigrettes
garzettes qu’il suit pour se nourrir des insectes que ces oiseaux
dérangent (Hancock et al. 1992). » : sa survie dépend donc des
autres oiseaux de nos marais et zones humides, d’où la
symbiose observée sur nos côtes.



 « Plusieurs observations et suspicions de prédation sur des colonies
d’oiseaux nous ont été rapportées. Il est difficile de trancher sur le
caractère exceptionnel ou non de ce comportement de prédation (…).
Il s’agit surtout de quelques individus spécialistes » : quelle analyse
scientifique ! Elle ne peut que laisser pantois quant au choix
d’éradiquer l’espèce…



 Arguments du même tonneau, on peut y lire, accrochez-vous bien,
« l’ibis est apparu en plus grand nombre au moment de la crise de la
vache folle, période où ils (les agriculteurs, ndlr) étaient très
sensibilisés aux risques de transmission (FEMODEC, Fdgon44,
comm. pers.). » A ce rythme-là, les ibis vont bien nous apporter
des maladies extraterrestres.




 La proportion de couples reproducteurs ne représentait en 2004
que moins du tiers des effectifs totaux d’ibis. L’envahisseur n’est
pas pressé de coloniser !


 Malgré toutes ces contradictions, la rentabilité d’une
extermination éclair est mise en avant : « Le nombre relativement
restreint d’oiseaux (environ 3 000 sur la France) supporte également
la faisabilité d’une action radicale. Une décision rapide limiterait le
coût à la fois pour les écosystèmes et pour la société. » (…) « Les
oiseaux ne réagissent pas à la détonation d’une carabine, 2 ou 3
tireurs peuvent tuer 2 à 300 individus en une soirée pendant qu’une
personne éclaire au phare les oiseaux. »



 Enfin, le rapport proposait d’autres voies intermédiaires ou
complémentaires à l’extermination telles le parcage, la stérilisation ou
encore le transfert en son milieu d’origine, les bords du Nil, où il a
déjà été éradiqué ! Drôle de gestion tout de même dont le
vocabulaire choquant n’est pas sans rappeler les charters pour
nos ibis sans-papier, l’univers concentrationnaire, jusqu’à la
solution finale comme ultime recours.
Non avares de contradictions, les auteurs mêmes du rapport sur
lequel s’appuie le préfet de Loire-Atlantique mettent en évidence les
dangers d’une intervention prématurée et l’impossibilité de mettre
en oeuvre « une solution radicale » :



 L’enquête aborde sommairement la possibilité de stratégies plus
« légères » sur l’espèce, tout en développant des études nécessaires
à un réexamen de la situation avec « des connaissances scientifiques
suffisantes au bout de 3 ou 4 ans. » N’est-ce pas l’aveu du manque
d’appuis scientifiques ? D’ailleurs, il s’agit bien dans le rapport
d’adopter d’abord la stratégie n°3 consistant à « réguler les impacts
en limitant l’espèce sur quelques sites déterminés avec ou sans
augmentation des connaissances scientifiques ».





 Un certain nombre d’inconvénients majeurs, aux conséquences
irrémédiables, est notifié par des spécialistes dans l’étude : « le
problème des modalités d'enlèvement des cadavres d'ibis tirés dans
les colonies d’oiseaux protégés » ; « les actions sur les adultes au
sein des colonies semblent a priori délicates dans la plupart des cas,
du fait de la présence d’espèces protégées sensibles à proximité » ;
la difficulté de ne pas effrayer tous les oiseaux…



 L’ibis sacré est un oiseau de la catégorie "C", il est intégré dans la
très officielle liste des « oiseaux de France ». Il serait donc en
situation irrégulière ? Rêvons à l’application d’une nationalité
bretonne sur les 5 départements bretons pour épargner
l’écrasante majorité de ses effectifs européens ! ! !
Est-ce que des associations écologistes sont prêtes à collaborer
sans aucune vergogne à une telle tuerie aveugle ?
Au contraire, seront-elles motivées à travailler avec le Collectif
pour la Protection de l’Ibis de Bretagne ?
Ensemble, résistons afin que soit annulée au plus vite la décision
infondée d’éliminer tout ou partie de la population d’ibis habitant
notre territoire.



Pour le Collectif pour la Protection de l’Ibis de Bretagne,
Varban Christov ; Bertrand Deléon

 La catégorie "C" rassemble à la fois les espèces introduites ou échappées de captivité en France
métropolitaine depuis plusieurs années, qui ont fait souche et qui s'y maintiennent par leur propre
reproduction en milieu naturel, sans apport supplémentaire d'origine humaine ; les espèces
introduites ou échappées de captivité hors de France, qui répondent aux mêmes critères, et qui
sont observées en France lors de leurs déplacements spontanés. Les espèces des catégories "A,
B et C" forment la "Liste des oiseaux de France".


CPIB / Collectif pour la Protection de l’Ibis de Bretagne
4 straed ar Madobererezh / rue de la Bienfaisance
56 000 GWENED / VANNES

Yvon henry Houzier 15/02/2007 09:57

Bonjour,
Passionné des Marais salants, de la Brière, et protecteur de la nature, je me désole de voir ces animaux intrus pénétrer ces milieux fragiles. Les ibis, empiettent sur le territoire d'oiseaux aussi prestigieux que les spatules et empêchent leur bonne nidification. De plus ce sont des pilleurs , surtout dans les nichées au sol, guifettes moustac et noires, sternes..ect....Et bien sur ce genre d'oiseau n'a pas de prédateurs.!!!! Je pense qu'il serait bon de limiter leur prolifération..et j'espère que des décisions seront prises avant qu'il ne soit trop tard....
Yvon

fabien 07/02/2007 10:56

Bonjour,
moi je suis marin, j'ai aussi une formation d'aquaculteur j'avais observé des ibis dans les marais de guérande, à Pen Bron, et depuis l'année dernière on peut aussi les observer à st père en retz dans les marais, ils sont presque une centaine..
déjà qu'on avait les cormorans et les hérons... Ibis sacrés, ca fait prestigieux, mais bon on avait pas besoin de cet espèce exogène, tout comme le ragondin, le poisson chat,  le silure, l'écrevisse rouge, l'algue taxifolia en méditerrannée, la palourde japonaise, il faut donc remercier les inconscients (entre autre le parc de Branféré) pour cette nouvelle espèce envahisseuse, et le désengagement de l'état pour trouver une solution efficace, malgré l'avis de certains ornithologues qui constatent les dégâts causés directement ou indirectement sur les espèces indigènes.
A quand une décision? ou un classement comme espèce nuisible?
Fabien