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VENTE DE SEL DE GUERANDE

 

  VOUS CHERCHEZ UN SEL DE GUERANDE OU UNE FLEUR DE SEL DE GUERANDE DE QUALITE?

    NOUS NOUS FERONS UN PLAISIR DE VOUS EN FOURNIR !

POUR TOUS RENSEIGNEMENTS CONCERNANT LES TARIFS
ET LES CONDITIONS DE VENTE:

LA MAISON CHARTEAU  

    (Françoise et Lionel CHARTEAU)

12, Kercadoué

44350 SAINT MOLF

 Tel: 06 75 43 06 31
    maisoncharteau@orange.fr

Retrouvez nous sur face book

 

Retrouvez ainsi les dernières nouvelles de l'exploitation et des marais!

 

Cliquez Ici ! (Page D'accueil)

25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 00:54

Chers visiteurs, notre quête de la qualité nous amène à paraitre un peu plus dans la presse depuis quelques temps.

vous arrivez peut être sur ce site après avoir lu la revue "SAVEURS".

Si c'est le cas, attention à nos nouvelles coordonées:

 

 

Maison CHARTEAU

12 Kercadoué

44350 SAINT MOLF

 

Les téléphones n'ont pas changé.

Nous vous accueillons (avec plaisir) désormais dans notre nouvel atelier,

mais les diffèrentes revues ou guides ne sont pas tous mis à jour!

 

alors à bientôt!

Dans quelques jours, nous mettrons en ligne la liste exacte de nos produits mise à jour elle aussi, pour vous permettre de mieux connaitre notre production.

Dernière chose, certains GPS ne prennent pas Kercadoué, mais Kergadoué.

Eh oui, ce n'est pas si simple de nous trouver, notre sel se mérite!!

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 00:25
Me revoilà !!

Vous l'aurez forcément constaté si vous  êtes un lecteur assidu,  La vie au marais a fait du sur place depuis le mois d'octobre dernier, et je suis prêt à parier que beaucoup imaginaient la fin de ce blog.
Eh bien loin de là, et bien au contraire, tel le Phoenix dans Harry Potter (ou de la mythologie, selon votre culture) voici que mon blog va renaitre de ses cendres.
Mais tout d'abord quelques raisons qui expliquent la pause de cet hiver:

- La saison 2008, plus que minable, qui m'a mis le moral dans les chaussettes,et ainsi coupé l'envie de parler de ce fichu métier, autant lié à la météo,

- Le manque de temps (la plus vieille excuse du monde),

- Mais surtout une refonte complète de la stratégie en ce qui concerne mon exploitation, et qui maintenant qu'elle est au point, vaut bien une série complète d'articles.

Que je m'explique:


A l'aube de ma douzième saison de sel, alors que j'étais jusque là uniquement producteur, j'ai décidé de prendre en main la commercialisation de ma production, gros sel de Guérande et fleur de sel, et d'aller les vendre moi même un peu partout où l'on aime les produits de qualité, et où on les met également en valeur.


Eh oui, quand on produit le meilleur sel du monde, on peut bien se donner la peine de le vendre soi même.
Surtout que c'est toujours un plaisir de le faire découvrir, ou  redécouvrir, et de faire en sorte qu'il lui soit fait honneur dans tous les lieux les plus prestigieux de la gastronomie, puisque telle est la mission que je me suis donnée . C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de personnalités qui utilisent le sel de Guérande, et notamment la Fleur de Sel, mais qui surtout apprécient la démarche d'un petit producteur pour promouvoir son produit,  et sont prêts à donner un coup de main à ces derniers dans ce sens.
Je tiens d'ailleurs à saluer Eric GUERIN, chef de la Mare Aux Oiseaux, qui a récupèré à juste titre son étoile Michelin, pour tout ce qu'il met en oeuvre lorsqu'il s'agit de promouvoir ses producteurs.

Dans le même esprit,et à la très aimable invitation d' Olivier ROELLINGER,  célèbre pour avoir accroché les trois macarons Michelin dans son établissement de Cancale (malheureusement fermé depuis décembre dernier) , je vais le 30 mai prochain participer au festival "étonnants Voyageurs" à Saint Malo pour y parler du sel avec trois auteurs, Fabrice GAIGNAULT, Robert DUCLUZEAU, et Olivier ROELLINGER lui-même.
Je n'arrive même pas à croire que je puisse avoir une telle chance, j'ai même ma fiche parmi les invités du festival: allez-y,regardez !
Voici une bonne occasion pour parler de ce qui me passionne, les marais salants, le métier de paludier, mais aussi ce qui en sort, la fleur de sel et le Sel gris de Guérande.
Et voilà, vous savez tout désormais sur la nouvelle orientation de ce blog, qui va toujours vous parler des marais et de mon métier, mais aussi maintenant de la commercialisation de cet "or blanc" qui me fait vivre.
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 19:30
Comme on l'a déjà vu, l'hiver on répare les digues.
Et comme on l'a vu aussi, on prend souvent la terre à côté (voir le précédent article) à coups de brouettes.
Mais parfois, il n'y a pas de terre à proximité, et là, il faut aller la chercher un peu plus loin.
Mais... comment  ramener de la terre de loin, sans utiliser de tracteur, ni camion? Eh bien comme ça:
challand en attente

Ben oui, il n'y a pas mieux que le bateau, lui au moins il ne s'enlise pas. Le seul problème, c'est qu'il faut de l'eau.
On est donc obligé d'attendre les grandes marées, et de jouer avec les horaires pour organiser la journée.
Voici donc en images le récit de cet après midi de début février.
Mais je vous préviens tout de suite:
Il est TRES TRES rare d'avoir des conditions comme celles ci au mois de février, et à fortiori lors des grandes marées.
Donc la plupart du temps, on fait ce genre de boulot avec les cirés, et c'est beaucoup moins fun.
Et puis ce n'est que de temps en temps qu'on utilise le challand (c'est le nom du bateau qu'utilisent les ostréiculteurs).
ALORS NE VOUS LAISSEZ PAS AVOIR PAR LES PHOTOS, ET NE VOUS PRECIPITEZ PAS A GUERANDE POUR
ETRE PALUDIERS!!!!
La plupart du temps, c'est beaucoup moins rigolo que ça!
Et maintenant que vous êtes avertis, on peut y aller.

Il est donc 14 heures, et le challand nous attend, mis en place depuis la veille.
L'objectif, c'est donc de le charger, avec la terre de la "bôle" (le dépot de terre qu'on voit à gauche sur la photo au dessus).
Et on fait ça à 6 ou 7.
chargement du challand
C'est la partie la plus cool du boulot, car on a largement le temps de charger avant que la marée n'arrive.
Du coup, exceptionnellement, vous pouvez même apercevoir votre serviteur:
lionel charteau au boulot !!
Comme vous pouvez le voir à l'arrière, la mer commence à arriver dans le traict.
Quelques minutes plus tard, elle a approché de quelques mètres.:
la mer monte dans le traict
Bon d'accord ça ne se voit pas beaucoup, mais elle monte quand même.
Ce qui m'a permis de tirer quelques portraits de paludiers et de paludières:
joelle epp
Honneur aux dames!
Voici Joelle, ex presidente de la coop, et surtout paludière à Saillé.

Jean paul
Après les dames, passons aux anciens!
Voilà Jean Paul, en pleine reflexion,

roger
Roger qui  reprend son souffle!



Voici Olivier, le président de notre syndicat. Vous avez vu comment il pense?!
jean luc baholet

Quant à Jean Luc, (un autre ex president de la  coop!) c'est peut etre pas son meilleur profil, mais
il n'arretait pas de tourner la tête!


Et voilà le plus jeune, Maxime.
lui, c'est pas n'importe qui, c'était mon stagiaire !!
Mais bon, c'est pas le tout, pendant ce temps, je ne sais pas si vous avez vu, mais la mer continue de monter!
D'ailleurs, le challand est chargé:

Il est 15 h 30, on a dû aller trop vite, car le bateau n'est pas près de flotter.
A 15 h 45, c'est déjà mieux, mais ce n'est pas encore ça:

Il faut encore attendre. Mais en même temps, ce n'est pas vraiment gènant dans ces conditions là.
ça nous permet d'admirer le mouvement des oiseaux, maîtres des lieux à marée haute.
Voici d'ailleurs un bel atterrissage de bernaches, sur fond de tadornes!


Et une autre troupe de bernaches, en vol celles ci:
vol de bernaches cravant

Mais en même temps, croyez moi, même si c'est beau les bernaches, il vaut mieux ne pas les avoir comme voisines.
Si un jour on vous parle du calme des marais salants, méfiez vous, c'est pas toujours vrai !!

Mais trève de considérations ornithologiques, il est 16 h00, cette fois la mer est assez haute, et c'est l'heure du départ.
La mer va encore monter pendant 1 heure et demie, ce qui nous laisse juste le temps d'aller, de vider et de revenir mettre le challand
en place pour les prochains.




Et hop! larguez les amarres!



Et maintenant; c'est le meilleur moment de la journée.
Rien ne vaut une balade en challand dans le traict
Mais ce n'est pas long, quelques instants plus tard, on entre déjà dans l'étier:

Eh oui, si unjour vous croisez une bande de paludiers juchés sur un tas de terre qui flotte,
c'est surement qu'en dessous il y a un challand!
Encore une petite photo, pour vous montrer l'arrière cette fois.
Notez que c'est Olivier qui tient la barre, c'est lui le marin de service.
Il faut noter que c'est pas évident, le challand, à fond plat par nature, n'est pas évident du tout à guider.
De plus le moteur, de faible puissance pour pouvoir être enlevé, n'est pas suffisant pour remonter le
courant lorsque le challand est chargé!

on entre dans l'etier
Encore 10 minutes, on arrive sur les lieux.
A cet endroit, le talus est affaissé, et donc manque de hauteur.
Et comme on ne fait que parler de montée du niveau de la mer, mieux vaut prevenir que guérir!


Et voilà le travail, après une heure de déchargement acharné:



Cette fois, le talus pourra endurer des bonnes marées hautes sans lacher!
Mais c'est déjà l'heure du retour, la mer commence à retourner.


Une bonne partie de l'équipe est repartie à pied à travers les marais, mais je n'ai pas pu
résister au plaisir de me refaire un tour de bateau, quitte à avoir plus long à faire à pied au retour.
Et ça en vaut la peine!


Le traict, c'est le soir et le matin, qu'il est le plus beau.
Mais voilà déjà la bôle, et il faut réamarrer le challand à sa place.



Il est temps d'ôter le moteur, car le temps de faire la route du retour avec l'annexe, il fera noir.
Et d'ailleurs c'est pareil pour moi à pied, il fera noir lorsque j'arriverai à ma voiture.
Mais bon, ça me permet de faire une dernière photo du coucher de soleil, qui était encore une fois de
toute beauté:

 

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 17:43
Comme vous allez surement le voir ou l'entendre aux infos ce soir (s'ils n'ont rien d'autre à dire),
on a pris un bon coup de vent aujourd'hui sur la presqu'ïle , tout comme sans doute sur tout l'ouest de la France.
Rien de bien méchant, mais ça permet d'aller faire un tour à la côte, pour prendre un bol d'air, et du coup faire quelques photos de la mer déchainée.
Voici un petit florilège de celles toutes fraiches de ce matin:

Comme vous pouvez le voir, ce matin il ne faisait pas bon à vouloir se baigner, ni sortir en bateau:
tempete sur le croisic

Par contre, ce temps là a l'air de beaucoup amuser les mouettes:

mouettes dans le vent

Il était temps qu'elles passent, la vague d'après était plus méchante!




Allez, une petite dernière pour la route!



Voilà, 4 photos récupérables, pour une vingtaine prises en tout. Vive le numérique!
Allez, Kenavo!



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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 22:35
oeillet tourné

A cause du climat détraqué de cette année, nous l'avons déjà dit, la saison a pris du retard.
Mais autre chose a pris du retard également, ce sont les chantiers de printemps, qu'on réalise habituellement en mai, et qui se sont terminés cette année mi juillet.
Et ce n'est pas le plus grave.
 Car, bien pire que de ne pas faire de sel,  nous n'avions jusqu'alors pas encore réussi à "tourner les marais" et surtout à remettre notre désormais célèbre trophée des

 "OREILLES D'OR DE MICKEY-COIN",

que tout le monde attendait maintenant depuis plus d'un an.
Pour ceux qui ne suivent pas ce blog depuis le mois de mai 2006, vous devrez chercher dans les articles précédents, quelques explications nécessaires à la compréhension de cette histoire.
Néanmoins, rappelons les regles de ce tournoi, tout aussi annuel que légendaire (depuis l'année dernière).
Je profite de l'occasion pour saluer tous mes collègues paludiers des autres équipes qui lisent ce blog!
Récapitulons: je ne vais pas rappeler ce qu'est  le tournage des oeillets, mais juste rappeler que le niveau d'eau choisi par le paludier conditionne la quantité de terre qui va soit manquer, soit y avoir en trop.
Et même si on dit toujours qu'il vaut mieux avoir trop de terre qu'en manquer, dans tous les cas c'est galère pour l'équipe.
Le vaiqueur du trophée est donc celui qui réalise le plus mauvais niveau d'eau. Il est à noter que quelques bonus peuvent s'ajouter à l'obtention des oreilles, tels que:

- une brouette dégonflée, ou à la roue grippée,
- une pompe qui ne démarre pas,
- pas de brouette sur le chantier
- pas de pompe,
- ni l'un ni l'autre, (ce qui assure les oreilles, même si les niveaux sont bons!!)
- un casse croute brulé... (avec un coefficient lègèrement moindre)
Cette année, nous avons réalisé 6 chantiers de chaussage dans l'équipe. Nous avions donc 6 "nomminés" pour  prétendre recevoir les fameuses oreilles.
Ces nomminés étaient:

Jean-Luc (lauréat 2005),
Laurent (qui aurait été maintes fois vaiqueur, si les oreilles avaient exité plus tôt...)
Gabriel (petit jeune très prometteur)
Lionel (votre serviteur)
Stéphane (la saline en elle même aurait mérité les oreilles, mais on ne juge pas la saline!)
Roger (grand favori avec Laurent).

Le jury s'est donc réuni lors du dernier casse croute de la saison, à l'issue du chantier chez Roger.
A l'issue des délibérations, il est apparu que même si Gabriel avait pris un sérieux avantage avec un déficit en eau de près de 5 milimètres, doublé d'un entêtement de breton à ne pas vouloir en remettre,
Roger l'a rattrapé sur le poteau lors du dernier chantier de l'année: Cette fois ci, près de 4 milimètres d'eau en trop. Toutefois, nous l'avons décidé à repomper un peu.
Cependant, la brouette à plat a joué en sa faveur.
conclusion:
Le jury a décerné les oreilles de Mickey à Gabriel ET à Roger, avec en prime la Minnie d'encouragement:

Voyez comme ils en sont fiers!

MENTION SPECIALE DU JURY:

Je sais que ça ne saute pas aux yeux, mais Roger et Gabriel sont dans les plus jeunes installés au marais. Ils ont donc fait ce que ferait tout "débutant" qui chausse des oeillets, à savoir demander à leur ex-maître de stage de les conseiller pour les niveaux.
Du coup, il est apparu au jury que les conseillers en question méritaient largement autant qu'eux le trophée.
Voici donc les lauréats dans la catégorie "expert":
Norbert (à gauche) pour "remets de l'eau y en aura pas assez"
Et Philippe (à droite) pour "pompe encore, y aura trop d'eau":

Eux, par contre, ils font moins les malins!!

Allez, et puisqu'on illustre ici la grandeur et décadence du marais guérandais, saluons aussi un anniversaire:
en effet, Jean Paul fêtait ce jour là ses soixante ans:

Je sais, vous allez dire qu'il ne les fait pas ses soixante ans. Mais il n'est au marais que depuis 1993, avant il était banquier. C'est sans doute pour ça qu'il est si bien conservé!
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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 21:23

LES 7 ANS DU NAUFRAGE DE L'ERIKA,

ça vaut bien un billet d'humeur,non?

 

Je profite du mauvais temps, qui m'empeche de faire des photos potables pour mon blog, pour me lâcher un peu, et parler d'autre chose que du boulot proprement dit.

Eh oui, il y a 7 ans, l'ambiance était tout autre ici, entre colère, et désespoir de voir notre côte souillée par cette saloperie gluante, (on ne savait pas encore qu'elle était cancérigène), et surtout désespoir, de  croire que nos marais allaient être souillés à tout jamais.

Encore heureux, le pire a été évité, et aujourd'hui il ne reste plus aucune trace de cette pollution.

Mais jusqu'à quand? Et qui seront les prochaines victimes?

Si je m'énerve, c'est surtout à cause de ce qui s'est passé cet hiver.

En effet, regardez bien les infos, lorsqu'ils annoncent une tempête avec des vents de 120 à 140 km/heure.

Le lendemain, en général, vous apprendrez qu'un cargo est en difficulté, ici ou là.

La preuve, cet hiver:

- Un vraquier gît encore sur la côte de l'ile de Ré

- Un porte conteneurs a pollué la côte nord de la Bretagne...

Enfin, bref, on peut remarquer qu'à chaque fois que les conditions climatiques se durcissent, la catastrophe est imminente.

Personnellement, la conclusion que j'en tire, c'est que si on est capable en France de bloquer tous les camions dès qu'il tombe 10 cm de neige, on est incapable d'arrêter la circulation maritime alors que les risques sont un nombre incalculable de fois plus élevés.

C'est peut-être un peu simpliste comme raisonnement, mais on sait deux jours à l'avance l'endroit et la force des tempêtes, et on ne manque pas de ports.

Alors pourquoi laisser les bateaux passer quand même?

Sans doute à cause d'interêts qui me dépassent...

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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 22:36

Et voilà, une année s'achève, une autre commence.

Comme ça, pour ceux qui le souhaitent, je vais pouvoir essayer de vous faire vivre la vie des marais salants sur une année civile complète.

En attendant, mes oeillets et moi, on vous souhaite une

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2007

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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 15:05

ça y est, on a enfin réussi à faire ce dernier chantier de chaussage de l'année, celui que j'attendais pour faire quelques photos.

Pas de bol, il faisait gris, et en plus je n'avais plus de piles dans l'appareil photo. Il  faudra donc vous contenter des quelques photos que j'ai pu prendre avant qu'il ne rende l'âme.

Mais tout d'abord, que je vous explique pourquoi on chausse les marais.

Le fond de nos oeillets est composé d'argile grise, et relativement molle. Ceci présente une série d'avantages non négligeable, comme entre autres le gout unique de notre sel, ainsi que sa couleur typique, lègerement grise.L'autre avantage, c'est aussi que cette terre est très maléable, autant que de la pâte à modeler.

Par contre, revers de la médaille, comme l'argile est molle, tout l'oeillet s'use progressivement au fur et à mesure qu'on l'exploite:

Les ponts et les ladures diminuent en hauteur et en largeur, et surtout, le fond des oeillets se déforme, et ceci pose un problème lors de la récolte. En effet, normalement l'oeillet est un peu plus haut au milieu que sur les bords, ce qui permet de récolter du beau sel en poussant cette eau vers le milieu, et de récolter plus facilement la fleur de sel, qui se forme dans les coins des oeillets, et qu'on ne peut plus récolter si ces coins sont à sec.

Ainsi, après 30 ans d'utilisation, un oeillet est généralement bon à rechausser. Evidemment, selon la dureté de l'argile, et la façon dont il est entretenu, il peut attendre plus longtemps.

On verra plus tard, à partir du mois d'avril comment on reforme les ponts. En ce qui concerne le fond de l'oeillet, vous pouvez tout de suite voir les articles du mois de mai sur les travaux d'équipe, où on "tourne les marais".

Mais avant de faire tout ça, on doit d'abord recharger les oeillets avec de la terre neuve, pour avoir de la matière au printemps. 

Autre détail, on essaie toujours de faire çà normalement au mois d'octobre ou novembre, ce qui permet à la terre de "se marier" avec celle du fond de l'oeillet. Elle est ainsi plus homogène au printemps.

Voici donc comment on procède:

On creuse des trous de chaque côté de la lotie d'oeillets, (qu'on appelle jauges, auges ou tangères) pour récupèrer de la bonne argile.

On charge de cette terre de petits bateaux, qu'on appelle chalands, qu'on va tirer pour amener la terre à l'autre bout du marais. (Notez qu'on dit souvent marais au lieu de dire oeillet):

Comme le chantier se déroule en équipes d'entre aide, chacun a son propre boulot. Il y a ceux qui chargent et trimballent les challands, comme ci-dessus, et ceux qui "émigaillent", c'est à dire qui répartissent la terre dans le fond de l'oeillet.

Les rôles se répartissent par ancienneté, car c'est beaucoup plus fatiguant de tirer le chaland que d'émigailler. Ce dernier travail est donc généralement réservé aux plus anciens.

Ci-dessus, Luc et Norbert en train d'émigailler. Non pas qu'ils soient réellement vieux , mais comme les vrais vieux sont partis en retraite, c'est leur tour!

Vous vous imaginez peut être à voir ces photos que la terre est mise au hasard dans l'oeillet, mais ce n'est pas vrai du tout.

Pour chausser, on choisit un niveau d'eau (je vous passe les détails, il faut bien qu'on garde nos petits secrets!), et on répartit la terre parmi l'eau, en laissant des passages entre les mottes:

http://hebergement-images.voiloo.net/images/9fa7e00c1141769fcb79e953c71528e7.jpg

Ainsi, même si ça vous paraît anarchique, si tous les gars de l'équipe émigaillent de la même façon, on se retrouve avec le même niveau partout à la fin du chantier.

Il n'y aura plus ensuite qu'à noyer la saline, pour que tout ça repose pendant quelques mois, et on reparlera de tout ça au mois d'avril.

 


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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 18:09

 

Cela fait maintenant quelques jours que je n'ai pas donné de nouvelles.

Non non, les vacances n'étaient pas si longues que ça , mais le temps automnal (enfin arrivé) nous bloque pas mal au niveau des chantiers dans les marais.

Normalement, la semaine prochaine vous devriez pouvoir en savoir plus sur les travaux de chaussage des oeillets, puisque ce sera notre dernier chantier de chaussage de l'année, et celui au cours duquel je dois faire quelques photos.

Alors à bientôt.

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 18:52
TRAVAUX D'EQUIPE,
LE RETOUR



Eh oui, revoilà les paludiers au boulot. Et non, vous ne rêvez pas, ils sont bien tous en train de patauger en plein milieu des oeillets!
Pour ceux qui ont parcouru le blog, et qui ont peut être vu les travaux d'équipe du mois de mai, (pour les autres, allez y maintenant) ici, c'est la première étape de ce qu'on appelle le chaussage des oeillets.
Pour comprendre ça, il faut d'abord savoir que les oeillets, tout comme l'embrayage sur une voiture,c'est une pièce d'usure. Car comme on veut qu'ils soient super propres avant de faire du sel, on les nettoie à fond (voir le déchargeage et le boutage). Mais du coup, on n'enlève pas que la vase, mais aussi un peu d'argile tous les ans.
Ce qui fait qu'au bout de vingt ou trente ans, le niveau des oeillets a descendu de plusieurs centimètres. Il faut donc les recharger en argile, argile dont on se servira au printemps également pour refaire les ponts.
Et pour  que cette terre soit plus facile à travailler,on la met dans les oeillets dès le mois d'octobre ou novembre, ce qui permet qu'elle "se marie" avec le fond de l'oeillet.
Pour l'instant je n'ai qu'une photo, car le chantier a eu lieu dans mes marais, (à la Mothe) et ce jour là le paludier qui chausse n'a pas trop le temps de s'amuser. Mais bientot on chaussera chez un autre collègue, et alors j'espère rajouter quelques photos, et vous expliquer plus en détail cette opération (une des plus techniques de ce métier).
Notez au passage cette habitude chez les paludiers de se trouver au marais toujours au moment du lever du soleil.
(Avantage du mois d'octobre, il est alors 8 heures 30, et non plus 5h00 comme au mois de juillet!!)
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