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VENTE DE SEL DE GUERANDE

 

  VOUS CHERCHEZ UN SEL DE GUERANDE OU UNE FLEUR DE SEL DE GUERANDE DE QUALITE?

    NOUS NOUS FERONS UN PLAISIR DE VOUS EN FOURNIR !

POUR TOUS RENSEIGNEMENTS CONCERNANT LES TARIFS
ET LES CONDITIONS DE VENTE:

LA MAISON CHARTEAU  

    (Françoise et Lionel CHARTEAU)

12, Kercadoué

44350 SAINT MOLF

 Tel: 06 75 43 06 31
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 08:47
ça y est, c'est reparti, l'année est cette fois commencée au marais.
Et comme tous les ans, le mois de janvier est consacré à la réfection des digues, abimées par les intempéries de l'automne.
Je sais ce que vous allez dire, j'en ai déjà parlé l'année dernière, mais c'est quand même un peu différent.
L'an passé, je vous avais montré comment on relève un veau, un pan de talus qui s'éboule.
Cette année, le talus (le même que l'année dernière mais un peu plus loin) ne s'est pas éboulé, mais la terre dont il est fait est complètement pourrie.
C'est une expression figurée, bien sûr, mais cela n'empêche qu'il se pose dans ce cas là un problème:
le govérage.
Govèrer, ça veut dire que l'eau de l'étier, à marée haute, passe à travers le talus, qui n'est en fait plus étanche, et innonde la saline ou la vasière de l'autre côté. Ce phénomène se produit souvent en fin d'été, quand les talus sont très secs, ou aux très grosses marées.
Dans le cas d'aujourd'hui, la terre du milieu du talus est pleine de galeries, et de fentes, par où passe l'eau de mer.
Il faut donc "démonter" le talus, puis le remonter en mélangeant la terre et en la tassant bien.

Tout d'abord, le démontage:

On éboule la terre jusqu'à retrouver le coeur du talus, où en général elle est meilleure/
Puis on met des planches et des piquets en bas, comme je vous l'avais montré l'année dernière.
Ensuite, il faut ramener de la terre, pour mélanger les deux et obtenir un talus digne de ce nom:
Ici, le problème est que la terre, elle est de l'autre côté de la vasière:

Il faut donc traverser la vasière à coups de brouettes, sur des "planches de roule":


Autant vous dire que c'est relativement sportif.
Cet exercice tient à la fois autant du patinage artistique et de la luge que de la conduite de brouette proprement dite.
Mais malgré tout la terre arrive à destination, et le talus finit par monter:

En arrière plan, notez la réparation qui a fait l'objet d'un article l'année dernière.
Le chantier n'étant pas encore terminé, vous aurez les photos du talus tout neuf bientot.
En attendant:

Aïe Hi; Aïe Ho, on rentre du boulot!!


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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 23:52
J'ai un peu honte.
Suite à une crise de flemme prolongée, doublée d'un manque d'inspiration notoire, vous avez sans doute remarqué l'inactivité de ce blog.
Mais c'est terminé, et je reprends la plume enfin, pour vous donner les dernières nouvelles du front.
Et pour commencer, tirons donc le bilan de cette saison passée si minable fut-elle.

Saison exceptionnelle, il faut bien dire, puisque nous n'avons déchargé les marais que fin juillet, alors que d'habitude on fait ça mi juin.
Puis nous n'avons récolté que 5 jours au début du mois d'aout, avant d'être à nouveau interrompus par la pluie.
Heureusement, le mois de septembre a été beau, et on a du coup pu récolter du sel, et même de la fleur de sel pendant quasiment tout le mois.

Au final, donc, pour vous donner une idée, on a en moyenne récolté un quart du sel qu'on ramasse normalement sur une saison.
Ceci dit, l'heure n'est pas pour autant aux lamentations, on sort d'une série de bonnes saisons, et comme le sel se conserve, il nous reste des stocks des années passées, et vous n'êtes pas prets de manquer de sel de Guérande!!

Pour me faire pardonner de ma longue absence, je vous mets quelques photos, qui illustrent bien ce qu'est la fleur de sel, pour ceux qui ne voient pas trop à quoi elle ressemble dans les marais:

fleur de sel
Elle se forme partout dans l'oeillet, mais le vent la pousse vers les bords, où elle s'agglutine en "croute" semblable à de la glace à la surface d'un étang.
C'est pourquoi on la ramasse en passant par en dessous, à l'aide d'une lousse à fleur, sorte d'écumoir.
En voici une autre photo, sur laquelle on voit aussi du gros sel (posé sur le fond d'argile, lui) qui émerge un peu de l'eau vers le milieu de l'oeillet:
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 08:50
Voilà, l'été tire à sa fin.
En tout et pour tout, je n'ai fait que six jours de récolte, et encore avec des prises étonnamment ridicules.
Ce qui me rassure, c'est que je ne suis pas seul dans ce cas, on est tous pareils ici.
Mais, après les pluies encore abondantes du début de la semaine dernière, on a enfin eu ce qu'on attendait depuis le mois de mai, une "tempête de vent d'est".
Car quand le vent d'est ou de nord souffle en furie, on  voit presque l'eau s'évaporer à vue d'oeil.
Du coup, l'eau douce est quasiment évaporée, et dans deux jours normalement, on devrait revoir du sel.
D'après les anciens, on peut toujours sauver une saison en septembre, s'il fait assez beau.
Peut être même que ça me redonnera l'envie de faire des photos des marais, parce que cet été, ça me déprimait trop!
Alors à bientot, et croisez les doigts, ceux qui veulent voir du sel de Guérande en 2007!
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 07:00

Je reprends la plume après m'être rendu compte que j'avais encore oublié de faire des photos du déchargeage des marais . Je vous en parlerai donc l'année prochaine.

Et je vous aurais bien mis quelques photos du démarrage de la saison, mais j'ai égaré mon appareil. Dès que je le retrouve, je mitraille et vous serez les premiers à en bénéficier.

Quant à la saison, donc, c'est du jamais vu, de mémoire de paludier. J'ai fait ma première "prise" de sel le 5 aout, c'est à dire 6 jours plus tard qu'en 1998, année déjà hyper tardive.

Et encore, première prise n'est pas le bon mot, j'aurais du dire "j'ai marqué", mais il      faut alors que je vous explique:

Le paludier lambda, il n'aime pas être dans les derniers à démarrer la récolte. Quand il a de bons marais, et qu'il est bon lui même, il aime d'ailleurs faire du sel le premier. C'est pas de la frime, c'est juste que c'est pour entendre les autres dire "ouah! "  et rire dans sa moustache.

Donc, dès qu'il y a suffisemment de sel dans l'oeillet pour en mettre sur la ladure (le rond entre deux oeillets) on s'empresse généralement de le faire. Mais on ne remonte que 5 kg de sel souvent, au lieu de 50 kg pour une prise normale. On dit alors qu'on a juste "marqué " le marais.

Bon autant vous le dire, je n'ai pas marqué le premier, loin s'en faut (sur Kervalet, et Saillé, ils ont eu moins de pluie, c'est pour ça qu'ils ont démarré avant nous!!), mais pas le dernier non plus, donc tout va bien au moins pour ça.

Blague à part, quand une saison s'annonce courte comme celle ci (vu qu'il ne reste à l'heure où je vous parle plus que 22 jours dans le mois d'aout), plus on démarre tôt, plus on a de chances de sauver la saison.

Je reviens demain pour vous parler de fleur de sel, parce que j'ai entendu l'autre jour Jean Pierre Koffe à la radio, ça m'a hérissé le poil!

 

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 08:27

Il y en a qui devaient se demander si l'auteur de ce blog n'était pas mort!

 

Eh oui, ça va faire deux mois que je n'ai pas mis un article, vous vous demandez surement pourquoi.

Non, je n'ai pas décidé d'arrêter, mais tout simplement, au marais, il ne se passe rien!

Dans les dictons du marais, j'ai parlé de celui qui disait "orage de mer, quarante jours".

Ben voilà, c'est illustré cette année.

On en a pris un le premier mai, et ça a fonctionné. Quarante jours de temps détraqué, ce qui nous a amené jusqu'au dix juin. (on a ramassé 10 cm d'eau douce juste sur le mois de mai)

Jusque là, rien de bien étonnant, c'est déjà arrivé, et ça arrivera encore, on peut le supposer.

Par contre, là où ça se complique, c'est que quatre jours plus tard, on en a repris un autre, qui venait lui aussi de la mer.

Conclusion: on peut compter sur encore quarante jours de temps pourri. Et là encore pour l'instant le dicton fonctionne à plein. On peut donc supposer qu'on ne reverra du vrai beau temps qu'à partir du 20 juillet environ.

Et là, c'est déjà moins courant. Les oeillets, qui devraient être prêts à faire du sel, se retrouvent avec 6 cm d'eau douce, au lieu de 5 mm de saumure.

Autant vous dire que si vous venez à Guérande, vous n'êtes pas prets de voir du sel!

(pour ceux qui ont regardé le jt de 20h samedi dernier, vous devez être au courant)

Rassurez vous, ici on n'est pas en train de pleurnicher sur notre sort, il y a du stock!

Car malgré tout on sort d'une série de bonnes années, et comme notre produit se conserve facilement, le secret de la longévité au marais c'est de constituer un stock de sécurité, en prévision des mauvaises années.

Alors ici on s'occupe comme on peut, on arrache de la salicorne, on roule des tas de terre (à la brouette) pour mettre les salines propres, ce qu'on n'a pas le temps de faire lors des grosses saisons.

Le seul bémol qu'on peut trouver à ça, c'est qu'en fait on est plus fatigué à travailler trois heures par jour pendant des étés comme celui là, qu'à faire des journées de quinze heures quand il y a du sel!!

 

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 20:16

Eh oui, ça fait longtemps que je n'ai pas pris le temps de bloguer.

Au début, en avril, il faisait trop beau, on n'avait pas une minute à nous.

Ensuite, il a plu, et depuis, il pleut encore,et encore! Bref, un vrai temps à avoir le moral dans les chaussettes!

Mais il est temps de se remettre au boulot, sur l'ordinateur au moins, parce que dans les marais, c'est toujours le calme plat.

Passons donc en revue ce qui s'est passé depuis le mois de mars:

Tout d'abord, pendant tout le mois de mars, et le début d'avril, c'est l'habillage des salines. c'est pratiquement le même boulot que pour les cobiers. On pousse la vase, et on regraise les ponts.

Voici la dernière saline habillée, le Bollé:

 


la saline du bollé

Pendant l'habillage, on ne nettoie que les fares (le circuit d'eau). On laisse tranquilles les adernes et les oeillets.
Enfin quand je dis qu'on les laisse tranquilles, c'est parce que  dans les adernes, et les oeillets, il faut attendre que le niveau de salinité monte pour faire le boulot.
Mais cette année, on n'a pas attendu beaucoup, car les vents ont tourné au nord-est.
Evidemment, on pourrait se dire que ce sont des vents plutot sympathiques, car ils accélerent l'évaporation. Par conlusion, on pourrait même en déduire que ça va rendre les paludiers heureux.
Eh ben pas du tout!!
Alors avant que vous vous disiez que nous ne sommes jamais contents, je vous explique:
Une fois l'habillage terminé, on doit refaire les ponts d'oeillets, si la salinité est suffisante (sinon, on se retrouve avec des grosses mottes sur les ponts, et l'été elles tonmbent dans les oeillets).
Voici maintenant les oeillets du Bollé, dont un côté des ponts a été refait:
les oeillets pontés
On ne peut donc pas commencer trop vite. Mais pour autant, lorsque la salinité est trop forte, la vase qu'on met sur les ponts ne sèche plus. Et là, croyez moi, c'est très désagréable!
Bref, pour résumer, on peut dire que le "pontage" (c'est comme ça qu'on appelle l'opération qui consiste à refaire les ponts d'oeillets) prend à peu près deux semaines.
Et quand les vents sont à l'est, après uen semaine et demie, on commence à avoir de la vase trop salée.
Voilà pour le contexte de ce début du mois d'avril
Je ne vous raconte donc pas comment tout le monde était énervé, même chez ceux qui sont habituellement en avance. Alors je ne vous parle pas de ceux qui étaient en retard!
Mais à Guérande, tout se résume toujours pasr des dictons. Et il y en a un qui dit:
"Il y a toujours un temps pour les retardataires".
Et cette année encore, ça a été vérifié, et à la fin du mois d'avril, on s'est ramassé deux ou trois beaux orages, qui ont copieusement arrosé tout le marais, et ont mis tout le monde d'accord.
Je ne vous dis pas comment tout le monde était heureux. Car du coup, on pouvait reprendre de l'avance sur nos oeillets, et  recommencer à ponter avec de la vase moins salée.
Vous allez alors vous dire"ça y est les paludiers doivent être heureux"
Eh ben pas du tout!
Parce que  ça fait bientôt trois semaines maintenant que le temps est pourri, et que du coup on ne peut rien faire au marais, si  ce n'est enlever les algues (le limu) qui profite de ce mauvais temps pour envahir les fares.
Et juste au moment où tout allait repartir, hier, vlan!
Encore un orage, et encore 2 centimètres et demi d'eau qui nous retombent dessus!
Et là, on commence à ne plus rigoler, le temps devient long. Et en plus, il va falloir recommencer à enlever le limu, qui va encore repousser!
Bref, on est encore énervés!
Mais le bon côté des choses, c'est que  j'ai le temps de remettre le blog à jour, et je vais donc tout de suite attaquer le prochain article, sur le chaussage des oeillets.


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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 21:46

Avant de vous parler de l'habillage des cobiers, peut être faut il vous expliquer ce dont il s'agit.

Le cobier, c'est la première partie de la saline.

En fait, dans le circuit d'eau, il arrive même avant la saline, puisqu'il en est souvent séparé par un talus.

Il s'agit donc d'une parcelle proprement dite, dans laquelle l'eau va circuler, en provenance de la vasière, à travers des fares, jusqu'à un règlage d'eau. De là, l'eau va entamer son circuit dans la saline pour rejoindre les oeillets.

Juste une précision, les fares, ce sont des plate formes d'argile, séparées par des petites digues de terre qu'on appelle "ponts".

Voici la photo d'un cobier. Il s'agit du cobier de la Mothe, le dernier que j'avais à nettoyer.

On peut apercevoir les ponts, qui séparent les fares les uns des autres.

Comme vous le voyez, ce n'est pas joli joli.

En fait, pendant l'hiver, les algues se développent, et la vase se dépose au fond des bassins.

Pendant ce temps, les ponts s'usent, par l'érosion ( du fait des vagues dues au vent), et par le travail des bigots, dont on va reparler plus bas.

C'est pour ces raisons qu'avant la saison, il nous faut remettre tout ça propre et net, pour que l'eau puisse passer correctement.

Toutes ces opérations, à Guérande sont regroupées sous l'appellation "HABILLAGE", et vont nous occuper jusqu'à début avril.

Mais revenons à notre cobier, et voyons comment en faire quelque chose de plus joli.

Tout d'abord, il faut retirer les algues, qu'on nomme ici "limu" à l'aide d'un rateau. ça parait facile peut-être, mais ça fait déjà une matinée de boulot!

Voilà le cobier plus propre. Mais le rateau ne nettoie pas à fond, il vas donc maintenant falloir racler la vase qui s'est déposée au fond, à l'aide du "boutoué".

Ne vous en faites pas, je mettrai bientot en ligne tous les outils, pour une meilleure compréhension.

Voici donc le fond des fares dégagé de sa vase. Vase que vous pouvez voir poussée auprès du talus (à droite):

Bien. Maintenant que c'est propre, il faut s'occuper des ponts. Comme je le disais plus haut, les ponts son abimés par les bigots. Les bigots, ce sont des très petites crevettes,

qui mangent la terre. (Je pense qu'un naturaliste ferait des bonds en me lisant, mais en tous cas, ça ressemble à ça).

Et ils mangent donc le côté des ponts, ce qui nous oblige à recharger chaque côté dudit pont avec de l'argile. Cette action s'appelle "ourdir un pont".

Heureusement, nous avons de la chance dans notre malheur, et les bigots n'aiment pas l'eau trop salée. Ils ne sont donc présents que dans les cobiers, et dans les premiers fares de la saline (qui porteront alors le nom de "fares à vers").

Plus loin dans le circuit, les ponts seront plus facile à entretenir.

Voici donc un pont, à la sortie de l'hiver:

Et le voici ourdi:

 

Voyez comme c'est mieux. Je sais, ça pourrait être droit, mais ça serait plus cher.

Et de toute façon, à Queniquen, on dit que ce ne sont pas les ponts qui font le sel!

Ensuite, il faut encore graisser le dessus du pont avec de la vase, et le tour est joué.

Et voici notre cobier qui est maintenant fini d'habiller, selon l'expression consacrée.

Retournez voir la première photo, vous n'en reviendrez pas de la transformation!!

Je n'ai plus qu'à jeter la vase et le limu sur le talus. Au total, j'y aurai passé deux jours.

Voilà, maintenant que les cobiers sont finis, il va falloir passer aux salines, que nous allons habiller, mais nous en reparlerons bientot.

 

 

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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 22:52

LES VEAUX, COMME ON N'EN VOIT QU'A GUERANDE

Janvier, c'est le mois pendant lequel il y a le moins de travail à faire dans les salines. 

Du coup, on en profite pour réparer les digues de terre qui nous protègent de la mer.
Car les digues, qui sont en argile, ont tendance à fendre pendant l'été. Et l'hiver, l'eau de pluie entre dans les fentes, et régulièrement, les talus se découpent en suivant les fentes, et des pans de talus tombent en bas. Ce phénomène, appelé partout éboulement porte à Guérande le nom de "veau".
En voici un exemple:
veau, autrement dit éboulement d'une digue

Celui ci est tout petit, il ne fait meme pas dix metres de long.
Mais c'est suffisant pour vous montrer comment ça se répare.
Tout d'abord, il faut enlever la terre éboulée, et la mettre de côté. Inutile de vous dire qu'on fait ce genre de chantiers en équipe, c'est plus facile.
Voici donc à quoi ça ressemble une fois la terre mise de côté:


Bon, maintenant, il faut tout remettre en place. Mais d'abord, pour éviter que ça ne retombe, on place des piquets et des planches, pour "tenir le pied" du talus.
Voilà les planches mises en place:

C'est le même veau, mais la photo est prise par l'autre côté.
Une fois que les planches sont mises, on continue à monter le talus, jusqu'en haut.
Et voilà  ce que ça donne une fois terminé:

Comme je vous le disais, celui ci était petit, mais il a quand même occupé 6 personnes pendant toute une journée.
Parfois, ils sont plus longs, comme celui de la Combinière, qu'on a réparé en début de semaine:

Le voilà, presque fini.
A la fin, certains paludiers en profitent pour faire les guignols, comme Philippe ci dessous:

Je n'ai pas pu résister à la mettre sur le blog, celle là!
Treve de plaisanterie, regardez moi ça comme c'est beau, un veau quand la réparation est terminée:


Et voilà le travail!

Ce qu'il faut savoir, c'est que si les veaux n'étaient pas relevés, les talus seraient trop fragiles, et sous la pression de la mer, à marée haute, ils casseraient, créant des brèches.
Or, une brèche (j'ai la chance de n'en avoir jamais vues), c'est la catastrophe, car la mer en entrant emporte tout sur son passage.
Et en plus , ça n'arrive pas forcément à une période tranquille, voire en été. Donc mieux vaut prévenir que guérir.
Et voilà, c'est déjà la fin des travaux d'hiver.
Des la semaine prochaine, on va déjà commencer à préparer les salines pour la prochaine saison, je vous parlerai alors de l'habillage des cobiers.

 


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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 19:16

               Les travaux de chaussage des oeillets, dont vous n'avez eu qu'un aperçu, sont pour l'instant au point mort, toujours à cause des conditions météo.

En attendant, il est temps de curer les vasières.

Les vasières, ce sont ces réserves dans lesquelles on retient l'eau qui nous sert à faire le sel en été.

Et comme leur nom l'indique, elles servent aussi à faire décanter l'eau avant qu'elle rentre dans les salines.

Je profite de cette journée maussade pour commencer à vous expliquer comment ça se passe.

Tout d'abord, il faut vider la vasière (rappelons qu'ici on dit "algir", histoire de tromper le novice).

Pour ceci, on a juste à ouvrir un bouchon:

 



Et voilà:



Normalement, quand on met la vasière à algir (on dit aussi "mettre à partir" ou "mettre à aller"), on peut récupèrer les poissons qui se cachent dans les tuyaux. Souvent, on prend des mulets, des bars, ou même des daurades ou des anguilles.
Mais ça ne marche pas tous les ans. Car il doit faire froid pour que les poissons se cachent. Cette année, ce n'est pas le cas, la preuve:
Voilà ce que j'ai pris ce matin en ouvrant la mienne:

Eh oui, deux mulets, de 10 cm chacun, que j'ai remis à l'eau aussitot, évidemment. Pas de panique, ils ne sont pas morts, c'est dû à la photo.

Et voilà ce que ça donne quand c'est à sec, une vasière:

Je vous explique:

Le pelluet, c'est le fond de la vasière. La vase s'y dépose, mais elle n'y reste pas, car elle tombe dans les "rais".
Les rais, ce sont les "fossés" tout le tour de la vasière.
L'entretien des vasières consiste à curer les rais, c'est pourquoi on appelle ça le "rayage des vasières"
pour ça, on jette la vase qui est dans les rais sur les talus.
Et c'est là que normalement, on récupère le poisson. Mais depuis quelques années, on en prend de moins en moins.
Demain, je vous montre le détail des opérations.
 
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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 11:38

Plusieurs internautes me demandent ce que font les paludiers l'hiver.

Il n'y a d'ailleurs pas que sur internet, même dans le coin, beaucoup ne savent pas ce qui se passe au marais pendant l'hiver.

J'éclairerai votre lanterne au fur et à mesure, mais voici déjà un élément de réponse:

Si vous venez la semaine prochaine à Guérande, ne vous attendez pas trop à rencontrer des paludiers, le marais sera désert.

En effet, traditionnellement, la période de la Toussaint est dans notre profession exclusivement réservée aux VACANCES!!

Les activités reprendront donc après la Toussaint, avec le curage des vasières, et la fin des chantiers de chaussage des marais.

Alors à Bientot!

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