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VENTE DE SEL DE GUERANDE

 

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    NOUS NOUS FERONS UN PLAISIR DE VOUS EN FOURNIR !

POUR TOUS RENSEIGNEMENTS CONCERNANT LES TARIFS
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LA MAISON CHARTEAU  

    (Françoise et Lionel CHARTEAU)

12, Kercadoué

44350 SAINT MOLF

 Tel: 06 75 43 06 31
    maisoncharteau@orange.fr

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 17:51
Vous allez me dire que je n'écris pas souvent d' articles, ces temps ci, et vous aurez raison.
Mais il faut bien dire, à ma décharge que le climat ne m'aide pas beaucoup.
Pour résumer:
Les mois d'avril et de mai ont été pourris de chez pourri. Donc je n'avais rien à raconter, il ne se passait rien d'interressant au marais (à part des algues qui poussent partout, nous obligeant à nettoyer, renettoyer...).
Puis, fin mai, les choses se sont mises à bouger, et on s'est pris un "quartier de beau temps" qui nous a obligés à faire en trois semaines le boulot qu'on fait d'habitude en un mois et demi!
Autant vous dire que j'avais autre chose à faire que de m'amuser avec mon ordi.

Bref, début juillet le sel est arrivé, mais par la petite porte, puisqu'on utilisait toujours l'eau prise au mois de mai, pas beaucoup plus salée que celle que vous buvez tous les midis.
Et dès le 3 juillet, alors que tous les oeillets n'ont pas encore montré de sel, patatra!
20 mm de pluie, qui nous arrêtent jusqu'au milieu de la semaine prochaine, si le temps se maintient.

Mais voyons le bon côté des choses, ça me laisse le temps de faire un article , voire deux d'ici la reprise.
Et le premier, à base de photos prises au mois de juin , va vous raconter une tragédie, comme il s'en passe tous les jours dans la nature.
Mais laissez moi vous présenter l'héroïne de cette malheureuse histoire:
avocette
Eh oui, il s'agit de l'avocette, si élégante.
Celle ci avait pondu près de mes oeillets.
Et quand une avocette a pondu, son principal boulot, pendant que le conjoint est parti vaquer à ses occupations, c'est de garder son nid.
Et pour cause, puisque le nid de l'avocette, contrairement à celui de l'aigle, est assez facile d'accès:
nid d'avocette
L'avocette, donc passe son temps comme tout oiseau digne de ce nom à couver ses oeufs, mais à la différence de ses collègues qui nichent dans les arbres,
celle-ci sait que sa progéniture n'est protègée que par le camouflage.
Pour preuve, sur la photo d'en dessous, essayer de trouver le nid (il est visible mais vous allez voir qu'il faut chercher un moment):

Je ne vous dis pas où il est, ce serait trop facile!
Notons ici que malheureusement, un tel camouflage ne met pas les oeufs à l'abri des paludiers qui marchent en regardant en l'air.
Méa culpa, j'ai moi même malencontreusement écrasé des oeufs sans les voir.
Mais revenons en à notre amie, qui voit sa descendance menacée par le moindre fouineur qui va passer par là.
Elle n'a que deux choix pour assurer une protection aux oeufs:
Soit elle attaque l'intrus qui va passer par là,
soit elle lui détourne l'attention, l'entrainant un peu plus loin si possible.
La première solution est en général réservée aux autres oiseaux pilleurs de nids (buses, corbeaux, ibis et compagnie). Ceci nous offre d'ailleurs souvent des tableaux de batailles
aériennes dignes du baron rouge!
Par contre, les attaques en piqué étant inefficaces sur les animaux terrestres, mieux vaut la diversion.
Et pour qu'on la voie bien, je peux vous dire que l'avocette se donne du mal, et offre en général un ballet assez amusant:

Elle déploie ses ailes, parfois même qu'une seule histoire de faire croire qu'elle est blessée, et s'en va trainant la patte pour quon la suive.
Et si on ne la suit pas suffisemment bien, elle revient vous chercher:

Parfois même elle s'essaie au vol d'intimidation, mais là mes talents de photographe ne sont pas à la hauteur, et je n'ai pu prendre que l'aterrissage,
mal cadré de surcroit!
atterrissage d'une avocette

Voilà donc comment cette si gentille avocette s'est amusée avec moi pendant plusieurs jours.
Mais un beau matin, plus personne pour m'accueillir en piaillant dans la saline (euh oui, il faut bien le dire, autant les avocettes sont jolies, autant leurs
"pouic-pouic" sont insupportables à la longue) d'ailleurs si un jour on vous parle du calme des marais salants, croyez bien que c'est quelqu'un
qui n'est jamais venu au printemps!
bref, je m'approche du nid, et stupéfaction!!


Désert!

L'avocette n'avait pas tout prévu, la nuit, ses danses éffreinées ne sont d'aucune utilité.
J'avais bien un doute sur l'identité du coupable, et une rapide inspection des alentours a confiimé ma théorie:
Maître Goupil n'est pas étranger à l'affaire, en voici la preuve:
traces de renard sur un pont

Et voilà comment se termine cette triste histoire, une tragédie comme il s'en passe tous les jours dans le monde...

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Published by Lionel - dans Les bestioles
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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 18:11
Coucou, me revoilou!

Après une trop longue interruption des activités de ce blog, dûes à des souciss informatiques, reprenons le fil de la vie des marais salants.
Cette fois ça y est, la saison est "morte" pour de bon.
Le sel est tout rentré, et le matèriel est à l'abri.
Avant de reprendre les activités d'hiver, dans quelques jours, j'ai le temps d'alimenter à nouveau une de mes rubriques préfèrées, celle des "bestioles".
J'ai choisi de commencer par un qui "n'est pas de chez nous":

L'IBIS SACRE

IBIS SACRE

Comme vous le voyez, il n'est pas près de remporter le premier prix de beauté chez les oiseaux.

Mais ce n'est pas tout!
Car en plus d'être moche, et ce n'est pas peu dire, il a tout pour déplaire.
Mais ne l'accablons pas trop vite, car la bêtise humaine est la première raison de sa présence chez nous.
Eh oui, vous vous en seriez douté, mais l'ibis sacré n'est pas de chez nous. Il nous vient d'Afrique  du Nord, et n'a rien à faire là, à l'origine.
C'est donc une espèce "exogène", tout comme le lapin en Australie, ou le rat aux Galapagos (j'ai vu ça à Thalassa).
La bêtise humaine n'a pas de limite, me direz vous, mais là le pire c'est que l'ibis nous a été ramené par un parc zoologique!!
Remarquez, on pourrait se dire "chouette, un oiseau de plus, pourquoi pas", mais c'est sans compter sur les dégats que fait subir cet oiseau à l'environnement.
D'abord, regardez le gambader dans les bassins:

Eh oui, avec ses grosses pattes, je ne vous dis pas les marques qu'il laisse.
Mais ce n'est pas tout.
Car une grosse bête comme ça, il faut bien que ça mange, et c'est là que ça se complique.
Car déjà qu'avec les oiseaux de chez nous qui sont protègés, on n'arrive plus à avoir d'anguilles (à noter que les braconniers de civelle n'arrangent rien), quand celui là s'y met, ça n'arrange rien.
Mais attendez, ce n'est pas tout, car cette saloperie se nourrit aussi des oeufs des autres oiseaux au printemps.
Donc comme vous le voyez, cet animal est vraiment charmant.
Mais on devrait bientot être sauvés, car l'INRA vient de faire une étude sur le sujet. (en mars 2005).
Mais bon, ils ont fait une étude pour savoir la perception que les gens ont de l'ibis sacré.
Et sur 71 personnes interrogées, on trouve 8 élus,6 naturalistes, 23 touristes, et seulement 8 paludiers et un ostréiculteur!!
Vous pensez bien que les touristes ne sont pas dérangés par la bête, les élus, je ne vous en parle pas, quant aux ornithologues, on nous dit qu'ils sont coincés, car l'éradication des oiseaux n'est pas dans leur nature!!
L'étude nous annonce aussi que la solution de l'éradication est la solution la plus couteuse, alors je vous laisse deviner quelle solution l'Etat va choisir, entre laisser faire, cequi ne coute rien et plait aux touristes, et éradiquer l'espèce, solution coûteuse, et qui finalement ne soulagera que quelques paludiers et pêcheurs.
Quand on voit que les cormorans sont encore au centre des débats entre pisciculteurs et naturalistes, on n'est pas près d'ête sauvés.
Allez, une dernière photo, pour nous rappeler qu'on n'est pas à la veille d'être débarassés:
IBIS SACRE DANS LES MARAIS SALANTS


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Published by Lionel - dans Les bestioles
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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 15:02

Inogurons aujourd'hui cette nouvelle catégorie d'articles, consacrée aux "bestioles" du marais.

Elle comprend tous les animaux, à poils ou à plumes, voire à écailles, qui nous tapent sur les nerfs au fur et à mesure des saisons.

Un des héros de l'été, c'est le crabe vert.

Le crabe vert est indispensable à l'écosystème du marais salant. En dehors du fait qu'il se nourisse de tout ce qui traine dans l'eau des vasières (il s'arrête aux vasières car dans les salines l'eau est trop salée pour lui), mangeant des petits poissons, des crevettes, et surtout d'autres crabes verts, il a un rôle crucial, mal connu des naturalistes qui l'ont jusqu'à aujourdhui étudié:

EMMERDER LE PALUDIER.

Eh oui, s'il n'existait pas, l'eau coulerait tranquillement, il n'y aurait jamais d'incidents, et donc le paludier s'ennuierait ferme. Mais grâce au crabe vert, tout est différent.

En effet, son occupation favorite, au crabe vert, c'est de se fourrer dans les trous.

Je vous ai fait une photo pour illustrer mon propos:

Voici un règlage de sortie de vasière. C'est tout bête, on débouche autant de trous qu'on veut pour avoir le débit voulu

Vous ne le voyez peut être pas, mais un des trous est bouché. Et devinez par quoi???

par ça:

 

Alors, les paludiers ont longuement réfléchi depuis des générations pour mettre au point une méthode de dressage efficace, qui vise à éviter que les crabes ne retournent dans les trous.

La première étape, comme vous le voyez ci-dessus, consiste à expliquer au crabe qu'il ne doit pas se mettre dans les trous, car c'est embêtant.

Ensuite, on le pose sur le dos, jusqu'à ce qu'il dise "oui monsieur":

Evidemment, il est très rare que le crabe obtempère.  Il suffit alors de le caresser délicatement avec la pointe du pied, et tout va aussitot beaucoup mieux:

Voilà, maintenant, il ne retournera plus dans aucun trou!!

Bon d'accord, j'ai peut être appuyé un peu fort, mais je vous jure, ça marche.

Alors, ça y est , vous pensez maintenant savoir pourquoi les paludiers, n'aiment pas les crabes.

Mais vous êtes loin de la vérité, car il y a encore deux raisons essentielles à cela:

1) le crabe vert ne se mange pas (à part en soupe, mais ce n'est pas fameux) (car le paludier aime souvent les animaux, surtout lorsqu'ils se mangent!!)

2) Le crabe vert est véritablement retors. Lorsqu'il n'y a pas de trou pour se fourrer, il en crée lui même. Et je peux vous garantir qu'ils ne creusent jamais au bon endroit, et ils sont à l'origine de nombreuses fuites qui tournent souvent à la catastrophe.

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Published by Lionel - dans Les bestioles
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