sel de guérande ,le fonctionnement des marais salants de guerande au jour le jour, de l'hiver jusqu'à la recolte du sel de guerande
Le travail dans les marais salants n'est pas toujours un travail de solitaire. Les oeillets ont besoin d'être refaits à neuf (on dit chaussés) tous les 20 ou 30 ans, et c'est un boulot qu'on ne peut pas faire tout seul. A Guérande, les paludiers sont donc regroupés en équipes de chaussage au nombre de 8 (je crois).
Je fais partie de l'équipe dite de Queniquen (ça se prononce queue-ni-coin) du nom du village où habitaient les anciens de l'équipe (vu le prix du foncier chez nous, la plupart habitent aujourd'hui plus loin des marais).
Les jaloux nous appellent Mickey-coins, mais c'est parce qu'ils sont jaloux.
Du coup nous avons décreté l'année dernière de décerner les "oreilles d'or" à celui qui aura le chantier le plus mal organisé. Ceci fera certainement l'objet d'un prochain article.
Ce matin, nous "tournions les marais" comprenez nous labourions le fond des oeillets, pour les remettre de niveau et leur redonner une forme adéquate.
Ce chantier commence à 5h30, dans la pénombre, pour profiter de l'absence de vent (car c'est l'eau qui nous donne le niveau, alors s'il y a du vent, tout est faussé).
Voici quelques illustrations de cette dure matinée.
Voici l'équipe de Queniquen, au grand complet (il manque le photographe). Il est 7h15, première pause








