sel de guérande ,le fonctionnement des marais salants de guerande au jour le jour, de l'hiver jusqu'à la recolte du sel de guerande
Bon, il n'a pas plu autant que la météo nous l'annonçait, mais on a eu tout de même près de 20 mm en trois jours.
Pour les marais ça retadre le mouvement, on est toujours bloqués et on doit même par endroit "tirer la chasse" et renvoyer l'eau vers la mer, via un système de tuyaux et de clapets que je vous expliquerai peut etre plus tard. Dans notre jargon, on dit "algir" mais ne me demandez pas pourquoi.
Bref, on a donc du temps.
Le problème dans ce métier, c'est pas qu'on a pas de vacances, mais c'est plutot qu'on ne sait pas quand on va les avoir, si ce n'est le jour même! (ça c'est valable entre le 1er avril et le 30 septembre, le reste du temps on fait quand meme ce qu'on veut).
Puisqu'on a du temps, donc, il faut maintenant se mettre à récolter la salicorne, plante sauvage que les gourmets apprécient en tant que légume, mais qu'on peut aussi manger en condiment, conservée dans du vinaigre, tel le cornichon.
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Fait ch...., je n'arrive pas à mettre autre chose comme photo que ces petites vignettes.
Si quelqu'un sait comment faire merci de me le dire, je patine.
Bref, pour la salicorne, on coupe les trois segments supérieurs de la plante, les meilleurs car ceux d'en dessous ont du bois à l'interieur, un peu comme les haricots verts ont des fils.
Elle repoussera, et on pourra recommencer jusqu'à ce que les pousses commencent à donner des graines, alors elle est trop dure pour être mangée.
Pour ce qui est des condiments, voilà ce que ça donne:
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